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Santé mentale des mères : tu n’as pas besoin de t’épuiser pour mériter une pause !

9 oct.
8 min de lecture
Maman qui marche dans un parc pour prendre soin de sa santé mentale
« Prendre du temps pour soi est aussi une façon de prendre soin de sa santé mentale. »

À l’occasion de la Semaine de la santé mentale, j’avais envie de parler d’un sujet qui me tient particulièrement à cœur : la santé mentale des mères.

Parce qu’entre les enfants, le travail, la maison, la charge mentale et toutes les petites choses auxquelles il faut penser au quotidien, il arrive que les mamans passent en dernier. Elles prennent soin de tout le monde, anticipent les besoins de chacun, essaient de répondre aux attentes… et finissent parfois par s’oublier elles-mêmes.

Mais qui prend soin de maman ?

Qui lui demande comment elle va vraiment ? Si elle est fatiguée, si elle se sent dépassée, si elle a besoin de souffler ?

Aujourd’hui, j’ai envie de te rappeler une chose essentielle : tu as le droit de prendre soin de toi. Tu as le droit de faire une pause. Et tu as le droit de demander de l’aide.

Sans culpabiliser. Sans attendre d’être à bout. Et surtout, sans avoir à justifier ton besoin de souffler.



La santé mentale des mères : un sujet dont il faut parler


Devenir mère est une expérience qui peut être merveilleuse, mais qui bouleverse aussi profondément une vie.

Il y a les changements physiques, hormonaux et émotionnels, les nuits entrecoupées, les responsabilités, les inquiétudes, les nouvelles habitudes à trouver et parfois le sentiment de ne plus vraiment savoir qui l’on est en dehors de son rôle de maman.

À cela peuvent s’ajouter la reprise du travail, les difficultés financières, l’isolement, le manque de relais ou encore la pression de vouloir être une mère parfaite.

Et même lorsque tout semble aller bien de l’extérieur, l’intérieur peut être beaucoup plus compliqué.

L’Organisation mondiale de la Santé estime qu’environ une femme sur cinq rencontre un problème de santé mentale pendant la grossesse ou au cours de l’année qui suit la naissance de son enfant. Ces difficultés peuvent notamment prendre la forme d’une dépression ou d’une anxiété et nécessitent parfois un accompagnement adapté.

La santé mentale maternelle ne doit donc pas être un sujet tabou.

Être maman ne te protège pas de la fatigue émotionnelle, de l’anxiété ou de l’épuisement. Et ressentir ces difficultés ne fait pas de toi une mauvaise mère.



Prendre du temps pour soi, ce n’est pas abandonner ses enfants


Combien de fois as-tu renoncé à une activité qui te faisait du bien parce que tu avais l’impression que tu devais rester disponible pour tes enfants ?

Combien de fois as-tu repoussé un moment de repos parce qu’il y avait toujours quelque chose à faire ?

Et combien de fois as-tu ressenti cette petite pointe de culpabilité en prenant du temps pour toi ?

Nous avons parfois intégré l’idée qu’une bonne mère doit être disponible en permanence, qu’elle doit répondre aux besoins de ses enfants avant les siens et qu’elle doit pouvoir tout gérer sans faiblir.

Pourtant, tu n’as pas besoin de t’oublier pour être une bonne mère.

Tu as le droit d’aller faire du sport, de marcher seule, de prendre l’air, de boire un café avec une amie, de lire quelques pages d’un livre ou simplement de t'asseoir sans rien faire.

Tu as le droit de conserver des activités qui t'appartiennent, des moments où tu n'es pas uniquement la maman de quelqu'un.

Et non, cela ne fait pas de toi une mère moins investie.

Ces moments peuvent te permettre de relâcher la pression, de retrouver de l'énergie, de faire une pause dans le flot des sollicitations et de te reconnecter à tes propres besoins.

Lorsque tu disposes d'avantage de ressources émotionnelles, tu peux parfois te sentir plus disponible pour tes enfants et mieux vivre les exigences du quotidien, y compris au travail.

Bien sûr, une promenade ou une séance de sport ne suffisent pas à résoudre toutes les difficultés. Mais ces moments peuvent participer à ton équilibre et t'aider à préserver ton bien-être.

Tu es une personne à part entière avant d'être une maman. Tes besoins comptent aussi.



Comment prendre soin de soi quand on manque déjà de temps ?


Je sais bien que prendre du temps pour soi peut sembler compliqué, surtout lorsqu'on a de jeunes enfants, peu de relais ou des journées déjà bien remplies.

L'idée n'est pas d'ajouter une nouvelle obligation à ta liste, ni de te faire culpabiliser parce que tu n'arrives pas à dégager une heure pour toi.

Il s'agit plutôt de réfléchir à ce qui pourrait t'aider à souffler, à ton rythme et selon tes possibilités.

Voici quelques pistes :

  • Bouger ton corps : une séance de sport, quelques étirements ou une promenade peuvent t'aider à faire une coupure.

  • Prendre l'air : sortir quelques minutes, seule ou avec une amie, sans avoir nécessairement un objectif précis.

  • Entretenir tes liens : appeler une personne de confiance, partager un repas ou retrouver quelqu'un avec qui tu peux être toi-même.

  • T'accorder un moment de calme : écouter de la musique, lire, prendre une douche sans te presser ou simplement ne rien faire.

  • Préserver une activité qui te fait plaisir : reprendre un loisir, créer, jardiner, danser ou pratiquer une activité que tu avais laissée de côté.

  • Accepter les relais : laisser ton ou ta partenaire, un proche ou une personne de confiance prendre le relais auprès des enfants pendant que tu prends du temps pour toi.

Et si tu ne peux pas dégager plusieurs heures, commence petit.

Dix minutes pour marcher, une demi-heure pour faire du sport ou un moment dans la semaine consacré à une activité que tu aimes peuvent déjà représenter une première étape.

L'important n'est pas de réussir à appliquer une routine parfaite. C'est de te donner progressivement la possibilité d'exister aussi en dehors des besoins des autres.



N'attends pas que ton corps te dise stop


On a souvent tendance à repousser ses propres limites.

On se dit que ce n'est qu'une période difficile, que ça ira mieux quand les enfants dormiront davantage, quand le travail sera moins chargé ou quand on aura enfin terminé tout ce qu'on doit faire.

On serre les dents. On continue. On s'adapte.

Jusqu'au moment où l'on n'y arrive plus.

Le burn-out maternel peut s'installer progressivement, avec un épuisement physique et émotionnel, le sentiment de ne plus avoir de ressources, une distance émotionnelle qui s'installe parfois avec ses enfants ou l'impression de ne plus être la mère que l'on voudrait être.

Mais il n'est pas nécessaire d'attendre d'en arriver là pour demander de l'aide.

Certains signes méritent d'être pris au sérieux, notamment :

  • une fatigue persistante qui ne s'améliore pas avec le repos ;

  • une irritabilité inhabituelle ou des difficultés à gérer tes émotions ;

  • le sentiment d'être constamment dépassée ;

  • des pleurs fréquents, une tristesse qui s'installe ou une anxiété importante ;

  • une perte d'intérêt pour les activités qui te faisaient du bien ;

  • l'impression de ne plus avoir de ressources ou de ne plus réussir à faire face au quotidien.

Ces signes ne signifient pas nécessairement que tu fais un burn-out ou que tu souffres d'une dépression. Mais ils indiquent que tu mérites d'être écoutée et soutenue.

Tu peux en parler à ton médecin, à une sage-femme, à un psychologue ou à un autre professionnel de santé adapté à ta situation.

Demander de l'aide n'est pas un aveu d'échec. C'est une façon de prendre soin de toi avant que la situation ne devienne trop difficile à porter.

Tu n'as pas besoin d'aller mal au point de ne plus pouvoir fonctionner pour avoir le droit d'être aidée.



Oser demander de l'aide : tu n'as pas à tout porter seule


Parfois, le plus difficile n'est pas de savoir que l'on a besoin d'aide. C'est d'oser la demander.

On a peur de déranger, de ne pas être comprise, d'être jugée ou de donner l'impression de ne pas savoir gérer sa vie de famille.

On peut aussi avoir du mal à mettre des mots sur ce que l'on ressent.

Alors, on garde tout pour soi.

Pourtant, demander de l'aide peut commencer par une phrase toute simple :

« Je suis fatiguée et j'ai besoin que tu prennes le relais. »

« En ce moment, je me sens dépassée. Est-ce qu'on peut en parler ? »

« J'aurais besoin d'un peu de temps pour moi cette semaine. Peux-tu m'aider à trouver une solution ? »

Tu peux demander un relais concret pour les enfants, parler de ton état émotionnel à un proche ou chercher un espace où déposer ce que tu traverses sans avoir peur d'être jugée.

Et si tu as l'impression de ne pas avoir de personne vers qui te tourner, sache qu'il existe aussi des associations et des professionnels dont le rôle est de t'accueillir et de t'accompagner.

Tu n'as pas à trouver seule toutes les solutions.



BonHer : une oreille attentive pour ne plus rester seule


Si tu traverses une période de fragilité émotionnelle et que tu ressens le besoin de parler, je souhaite aussi te faire découvrir l'association BonHer, qui s'engage pour la santé mentale et le bien-être des femmes.

Parce qu'il n'est pas toujours facile de demander de l'aide à son entourage, pouvoir échanger avec une personne extérieure, dans un cadre bienveillant et sans jugement, peut représenter un premier pas.

BonHer propose notamment une application gratuite qui permet d'accéder à des ressources autour du bien-être émotionnel et de solliciter une écoute.

Tu peux télécharger l'application pour échanger avec une bénévole, mettre des mots sur ce que tu traverses et découvrir des ressources susceptibles de t'aider.

Pour télécharger l'application BonHer :

Tu peux également te tourner vers la Maison BonHer pour bénéficier d'une permanence d'écoute en présentiel. Les permanences ont lieu les mardis et jeudis, hors vacances scolaires, selon les modalités de l'association.

Pour en savoir plus et prendre rendez-vous, consulte le site maisonbonher.fr.

L'association peut t'offrir un espace pour parler, trouver du soutien émotionnel et découvrir des ressources adaptées à ta situation. Cette écoute associative ne remplace toutefois pas un accompagnement médical ou psychologique lorsque celui-ci est nécessaire.

Et si tu traverses une période difficile, n'attends pas forcément d'avoir les mots parfaits pour faire le premier pas.

Tu peux simplement commencer par dire que tu ne vas pas très bien.



Prendre soin de maman, c'est aussi prendre soin de la famille


Je voudrais terminer cet article en te rappelant une chose.

Tu n'as pas à être disponible à chaque instant. Tu n'as pas à tout gérer seule. Tu n'as pas à attendre l'épuisement pour considérer que tes besoins sont légitimes.

Prendre soin de toi ne signifie pas que tu aimes moins tes enfants.

Cela ne signifie pas non plus que tu dois être parfaitement reposée, calme et disponible en permanence pour être une bonne mère.

La maternité est faite de moments merveilleux, mais aussi de fatigue, de doutes et de périodes plus difficiles. Tu peux aimer profondément tes enfants et avoir besoin de souffler. Tu peux être heureuse d'être leur maman et trouver certaines journées épuisantes.

Ces réalités peuvent coexister.

Alors, cette semaine, je t'invite à te poser une question toute simple :


Qu'est-ce que je pourrais faire pour moi, cette semaine, sans attendre d'être à bout ?


Peut-être une promenade, une séance de sport, un rendez-vous avec une amie, une demande de relais ou simplement le fait de parler à quelqu'un de ce que tu ressens.

Choisis une petite chose qui te ferait du bien, et autorise-toi à lui faire une place.

Et si tu sens que tu n'y arrives plus, demande de l'aide. Tu n'as pas besoin de traverser cette période seule.

Parce que prendre soin de toi n'est pas un luxe, ni un caprice, ni une preuve d'égoïsme.

Tu comptes, toi aussi. Et tu mérites que l'on prenne soin de toi.

Si cet article te parle, n'hésite pas à le partager à une maman de ton entourage. Parfois, un simple message peut aider quelqu'un à comprendre qu'il a le droit de demander du soutien.



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